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Guide pratique

Loi 25 : ce qu'une petite clinique doit savoir

La Loi 25 a modernisé la loi québécoise sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, et elle s'applique aussi aux petites cliniques. L'essentiel : désigner une personne responsable et publier ses coordonnées, encadrer et expliquer ce que vous faites des renseignements, obtenir un consentement valable, et savoir réagir à un incident de confidentialité. Voici les bases, en langage simple.

Lecture : 4 minutes · Mis à jour le 12 octobre 2026

Ce guide est une information générale, pas un avis juridique. Pour votre situation précise, consultez la Commission d'accès à l'information du Québec ou un conseiller juridique.

1. Désigner une personne responsable

Par défaut, la personne responsable de la protection des renseignements personnels est celle qui a la plus haute autorité dans l'entreprise : souvent, la propriétaire de la clinique. Elle peut déléguer ce rôle par écrit, en tout ou en partie, à une personne de l'équipe, mais elle en demeure responsable.

Le titre et les coordonnées de cette personne doivent être publiés sur le site web de la clinique (sans site, ils doivent être rendus accessibles par un autre moyen approprié). Inutile d'en aviser la Commission d'accès à l'information. Une adresse courriel dédiée, par exemple confidentialite@votreclinique.ca, simplifie la suite.

2. Encadrer et expliquer ce que vous faites des renseignements

  • Des règles internes. Qui a accès à quoi dans l'équipe, combien de temps vous gardez les dossiers et comment vous les détruisez, comment vous traitez une plainte. Ces règles, proportionnées à la taille de vos activités, sont approuvées par la personne responsable ; de l'information détaillée à leur sujet est publiée sur votre site, en termes simples et clairs.
  • Une politique de confidentialité. Si vous recueillez des renseignements par un moyen technologique (formulaire en ligne, réservation sur votre site), publiez une politique de confidentialité en termes simples et clairs, et avisez vos clients de toute modification.
  • L'information au moment de la collecte. Dites au client pourquoi vous recueillez ses renseignements, comment, à qui ils pourraient être communiqués, s'ils pourraient l'être à l'extérieur du Québec, et quels sont ses droits d'accès et de rectification.
  • Des fournisseurs choisis avec soin. Une clinique qui confie des renseignements à un fournisseur (logiciel, hébergement) en demeure responsable. Demandez-lui qui traite quoi, et où.

3. Obtenir un consentement valable

Le consentement doit être manifeste, libre, éclairé et donné à des fins précises. Demandez-le pour chaque fin, en termes clairs ; s'il est demandé par écrit, présentez-le séparément de toute autre information.

Les renseignements de santé (questionnaire, dossier, notes de soin) sont des renseignements sensibles. Les utiliser à une autre fin que celle prévue demande un consentement exprès. Exemple concret : n'utilisez pas les réponses d'un questionnaire de santé pour cibler une promotion sans ce consentement.

4. Savoir réagir à un incident de confidentialité

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    Reconnaître l'incidentUn accès, une utilisation ou une communication non autorisés, ou la perte d'un renseignement : un courriel envoyé au mauvais client, un téléphone non verrouillé volé, un dossier papier égaré.
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    Réduire le risque tout de suitePrenez des mesures raisonnables pour diminuer le risque de préjudice et éviter qu'un incident semblable se reproduise.
  3. 3
    Évaluer le risque de préjudice sérieuxSelon la sensibilité des renseignements, les conséquences possibles de leur utilisation et la probabilité qu'ils soient utilisés à mauvais escient.
  4. 4
    Aviser, si le risque est sérieuxAvec diligence : la Commission d'accès à l'information, par écrit (elle offre un formulaire à cette fin), et les personnes concernées.
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    Inscrire l'incident au registreTous les incidents, même ceux qui ne présentent pas de risque sérieux. La Commission peut demander une copie du registre.

5. Les autres réflexes à prendre

  • Avant d'envoyer des renseignements hors du Québec. Une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFVP) est requise, y compris quand un fournisseur conserve ou traite les renseignements pour vous à l'extérieur du Québec.
  • Avant d'adopter un nouveau système. Un projet d'acquisition ou de refonte d'un système qui touche des renseignements personnels, comme un nouveau logiciel de dossiers, demande aussi une EFVP, à la mesure de la sensibilité des renseignements et de l'ampleur du projet.
  • Conserver, puis détruire. Quand les fins pour lesquelles un renseignement a été recueilli sont accomplies, il doit être détruit (ou anonymisé selon les règles prévues), sous réserve d'un délai de conservation prévu par une loi. Vérifiez aussi la durée de conservation des dossiers exigée par votre association.
  • Répondre aux demandes d'accès. Un client peut demander à consulter son dossier ou à le faire corriger ; la personne responsable lui répond dans les 30 jours.
Avec SkyTarget

Ce que SkyTarget met en place de son côté

  • Des dossiers hébergés à Montréal. la base de données des dossiers clients est située à Montréal.
  • Une politique qui dit qui traite quoi. la politique de confidentialité de SkyTarget détaille qui traite quels renseignements, et où.
  • Le consentement avant la collecte. dans l'application, le client voit un écran de consentement avant que ses renseignements soient recueillis.
  • Des accès selon le rôle. chacun voit ce dont il a besoin : une esthéticienne n'ouvre pas les dossiers cliniques, par exemple.
  • Des notes verrouillées. une note de soin finalisée est verrouillée ; une correction s'ajoute en addenda.

En savoir plus : À propos

Questions fréquentes

La Loi 25 s'applique-t-elle à une clinique de deux personnes ?

Oui. La loi vise toute entreprise qui recueille, utilise ou conserve des renseignements personnels au Québec, peu importe sa taille. Les politiques attendues sont toutefois proportionnées à la nature et à l'importance de vos activités.

Qui est la personne responsable si je n'ai désigné personne ?

Par défaut, la personne qui a la plus haute autorité dans l'entreprise, souvent la propriétaire. Son titre et ses coordonnées doivent quand même être publiés sur votre site.

Dois-je déclarer tous les incidents à la Commission ?

Non : seulement ceux qui présentent un risque de préjudice sérieux, qui doivent aussi être déclarés aux personnes concernées. Mais tous les incidents sont inscrits au registre.

Utiliser un logiciel rend-il ma clinique conforme ?

Non. Aucun logiciel ne rend une clinique conforme à lui seul : la personne responsable, les politiques, le consentement et le registre restent les obligations de la clinique. Un bon outil peut toutefois faciliter certaines pratiques, comme les accès par rôle ou le consentement avant la collecte.

Où trouver l'information officielle ?

Sur le site de la Commission d'accès à l'information du Québec, notamment la page « Principaux changements apportés par la Loi 25 » (https://www.cai.gouv.qc.ca/protection-renseignements-personnels/sujets-et-domaines-dinteret/principaux-changements-loi-25), et dans le texte de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, sur Légis Québec (https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/P-39.1).

Voyez comment SkyTarget traite les dossiers de vos clients.

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